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radiobrassens supprimée: pourquoi

8 juin 2016

La plateforme de diffusion radionomy, qui hébergeait depuis 5 ans notre radio, nous informe ce vendredi 13 mai 2016 de la suppression définitive de radiobrassens.com. Les termes de cet arrêt brutal sont ceux ci-dessous:

« RADIONOMY a été informée de ce que votre radio « radiobrassens » hébergée sur sa plateforme contrevenait aux règles générales de diffusion de titres musicaux (radio diffusant uniquement des oeuvres d’un même artiste) ou portait atteinte aux droits des tiers (radio portant le nom d’un artiste ou utilisant la marque d’un tiers).Votre radio n’est dès lors pas en conformité avec les dispositions du « Pacte Producteur » de RADIONOMY, notamment ses articles 7 et/ou 4.  RADIONOMY est par conséquent au regret de vous informer de la suppression définitive de celle-ci.

Toute l’équipe de radiobrassens est d’une part choquée, n’ayant à aucun moment été prévenue de ces règles spécifiques; d’autre part, bien évidemment, atterrée.

Nous recherchons activement une solution de rechange, et nous vous tiendrons informés de la suite dès que possible.

Merci encore pour votre soutien pendant toutes ces années.

Brassens, Live in Paris…

19 février 2016

Pour télécharger les albums, cliquez sur la pochette

3-GEORGES BRASSENS VOL2 (1960-1962)« Georges Brassens volume 2 » de la collection Live-in-paris  est constitué de 2 passages sur scène, en début 1960 et  fin 1962. Brassens en public c’est toujours une occasion de proximité rare de pouvoir comparer l’interprétation de ses oeuvres d’une année sur l’autre, qui apporte  un éclairage différent sur l’artiste. Et c’est le moment de faire un  petit coup de chapeau à l’homme qui, pendant presque 30 ans, a vu ur scène Georges Brassens…de dos : son contrebassiste attitré, Pierre Nicolas.

Pierre va rencontrer  Georges en 1952,à ses débuts chez Patachou, où Nicolas est bassiste pour l’orchestre de  Léo Clarens. Quand Brassens vient passer sa première audition pour la chanteuse – cabaretière,  Nicolas  improvise spontanément  une ligne de basse  derrière sa guitare. Cela plait à Georges, qui lui demandera parla suite s’il accepte de venir « faire quelques boums boums derrière lui ».  Une collaboration épisodique commence.  Un soir de galère montmartroise,   la mobylette de Brassens rend l’âme. Nicolas, bon camarade, lui propose de le ramener chez lui . C’est l’époque où  Brassens squatte chez Jeanne et Marcel Planche, 9 impasse Florimont , Paris 14e. Arrivé sur place, surprise : Pierre Nicolas révèle à Brassens qu’il est précisément dans cette minuscule  impasse, au numéro 6 : une complicité de plusieurs décennies est née. A partir du premier passage à l’Olympia de Paris, en 1954, Nicolas ne quittera plus Brassens. Il devient le compagnon de scène efficace et discret. Il soutient et encourage Brassens pendant le spectacle, il rit de ses bons mots ou commentaires en aparté. Et surtout, Brassens ayant du mal à mémoriser l’ordre de ses chansons, il  le renseigne pendant les pauses sur la suite du tour de chant. Comme tous, Nicolas a droit à son surnom. C’est Pierrot la famine : porté sur la bonne chère , il ne supporte pas d’attendre entre les plats dans un restaurant.  Quand il travaille les nouvelles chansons avec Brassens, la méthode est immuable :  « On se voit avant  avec Nicolas, et on cherche huit jours avant l’enregistrement. » Brassens lui explique ce qu’il veut, tel contrechant, telle note. Et si Nicolas ou Joël Favreau  , le guitariste des dix dernières années, lui font remarquer de temps à autre que ses accords ne  respectent  pas les règles harmonique, il répond d’un caustique « les musiciens sont des cons ! » Après la mort de Brassens, Nicolas continue d’accompagner les interprètes des chansons de Brassens. Juste avant de mourir, en 1990, il  préparait  un récit de ses souvenirs, Brassens vu de dos.

2-GEORGES BRASSENS RADIO SESSIONS (1955-1956)« Georges Brassens, Radio Sessions » de la collection Live-in-paris  reprend des versions de chansons de  Brassens enregistrées dans le studio de sa radio préférée. Le sétois a pour habitude de tester ses nouvelles œuvres dans les studios d’Europe N° 1,la nouvelle radio périphérique, voire « pirate » qui a diffusé dès sa création les chanson du poète, y compris celles interdites sur les ondes nationales. Une amitié indéfectible a vu ainsi le jour, amitié qui va perdurer jusqu’à la mort de Brassens. Avec Pierre Nicolas, Brassens se rend donc régulièrement à Europe N°1 pour « maquetter » ses futurs enregistrements,  afin de juger de l’équilibre général, musique, paroles et son,  et d’y apporter ses modifications avant fixation définitive de l’œuvre. Fin 1955-début 1956, Georges Brassens réenregistre donc  une bonne vingtaine de chansons. L’ambiance est chaleureuse, les amis sont présents,  qui amène le chanteur  à donner des versions plus intimes,  de ses classiques. Sa voix est plus proche, plus fragile :il ya une sorte de fêlure dans ces versions. Plus de swing, aussi, notamment dans « Le fossoyeur », plus proche du blues que de la rive gauche…

Les chansons de Brassens en BD

2 mai 2013

Le recueil présente neuf des plus inoubliables chansons de l’artiste, des Copains d’abord à Chanson pour l’Auvergnat.

Dans cet album, les lecteurs découvriront sous forme de bande dessinée J’ai rendez-vous avec vous, La Chasse aux papillons, Les Copains d’abord, Les Deux oncles, Le Parapluie, Les Bancs publics, La Mauvaise réputation, Chanson pour l’Auvergnat et Une Jolie fleur dans une peau de vache.

Les Chansons de Brassens en BD
Collectif
Editions Fetjaine
12€

Le dictionnaire des copains, des amis, des poètes…»

18 octobre 2011

Peu d’artistes, comme Brassens, ont eu une aussi grande importance dans la seconde moitié du  XXe siècle.

Brassens a marqué son époque avec  plus de 200 chansons sur lesquelles le temps n’a pas de prise.

Il a su trouver les mots et les notes pour nous toucher avec des fables du quotidien qui mettent en scène des personnages réels ou imaginaires.

Brassens est dans son temps, non seulement par ses chansons, mais aussi par ses amitiés, ses rencontres : Audiard, Béart, Devos, Fallet, mais aussi Prévert, Vian.

Le chanteur s’est tissé une toile d’amis, d’écrivains, de poètes, de musiciens, de personnages de rencontre ou simplement de gens de Sète qui le mettent au centre de l’époque.

« Le dictionnaire des copains, des amis, des poètes…» vous les fait découvrir ou retrouver, ainsi que les moments particuliers qu’ils ont partagés avec le grand Georges.

Brassens Passionnément

30 septembre 2011

Victor Laville, l’un des tout proches amis du chanteur, le surnomme « Le glouton de Brassens » .Imaginez un paysan du Haut Vaucluse,  un gaillard au sourire généreux sous la moustache de rigueur. Le matin, il est injoignable, il vend le produit de son exploitation sur les marchés des environs. En revanche, l’après midi,  Boulard est tout entier consacré à la passion de sa vie : Georges Brassens. Depuis 1952, où il a entendu pour la première fois « La chasse aux papillons », Georges Boulard ( même prénom et mêmes initiales que le poète) n’a cessé d’œuvrer pour Brassens.

Et pourtant les deux hommes ne se rencontreront (presque)  jamais. Boulard assiste dès 1956 aux tours de  chant  du chanteur ; l’artiste lui signe la même année un autographe à la sortie de son spectacle . En Septembre 81, un musicien de l’entourage de Brassens lui offre d’organiser une rencontre à Paris, rue Santos Dumont. Brassens meurt le mois suivant…

Boulard décide alors de tout savoir sur la vie et l’homme ; il entreprend  de rencontrer tous les témoins, les amis proches : Emile Miramont, Pierre Onténiente (Gibraltar), Victor Laville, René Iskin, Yvan Audouard, Joha Heinman (Puppchen), Jean Pierre Chabrol..

Très vite, l’idée d’un festival lui vient. Un festival consacré naturellement à tous ceux qui perpétuent les chansons et l’esprit du poète. La manifestation voit le jour en 1997, à Vaison la Romaine ,et depuis cette date, elle accueille chaque année formations et artistes venus de toute la France, de l’Europe ou du Québec. C’est Georges Boulard qui coordonne le tout, attentif et actif ; et il n’est pas peu fier que grâce au Festival, une place de Vaison La romaine porte désormais le nom du chanteur.

Georges Boulard a écrit un superbe livre sur son aventure , « Brassens Passionnément » (2008, Georges Boulard, BP5, 84110 Vaison la Romaine). A lire décidemment !

Brassens et les poètes

26 septembre 2011

Brassens et les poètes

L’apport de Brassens à la poésie demeure sans précédent parmi les chanteurs-poètes de toute l’histoire de la chanson. Toute son œuvre est imprégnée de l’admiration qu’il porte aux poètes.

Dans sa discographie originale, cinq sur quatorze disques ne contiennent pas de poèmes chantés.

Combien sommes-nous à avoir éprouvé le désir de lire Hugo, Verlaine, Villon après avoir entendu Georges Brassens les chanter ? Il a eu le mérite rare de faire applaudir sur les scènes de music-hall des poètes comme Francis Jammes, Lamartine, Richepin, qui habituellement ont des cénacles plus réduits.

Le petit cheval, La légende de la nonne, Les passantes, Ballade des dames du temps jadis… Nous vous proposons, à travers ce livre, de vous raconter l’histoire de ces poèmes qui sont devenus, grâce à Brassens, aussi populaires que ses propres chansons.

POINTS FORTS Un CD inédit de poèmes et de commentaires enregistrés par Georges Brassens lors de l’émission Pirouettes d’Europe 1, produite par Claude Wargnier saison 1979-80.